They came from the other side of the world to honor one of their own. Respectfully, in communion with the soul of their ancestors.
Marie-France Philippo – L’avenir – Published on 06-08-2007
Whether one likes or dislikes commemorations related to the First World War, it must be acknowledged that they sometimes offer a very original window onto the world—a touch of exoticism.
Until now, the word “Maori” evoked geography lessons. Since seeing members of these indigenous Polynesian populations from New Zealand in action, one better understands the significance of animist rites—and the humanity, the communion with nature, and the expression of essential emotions that emanate from them.
Dead at 25, Without Descendants
Their presence in Warneton is linked to the death of a soldier. On June 20, a memorial was inaugurated in honor of Charles Rangiwawahia Sciascia, a Maori of Italian origin who came from New Zealand to die in the La Basse-Ville sector (between the railway and the Pont-Rouge) during the night of July 31 to August 1, 1917. His remains were never found.

War memorial for Sgt. Charles Rangiwawhia Sciascia, M.M. in Comines-Warneton, (near La Basse-ville in Flanders Fields, Belgium)
The memorial stands near the Chaussée de Lille, at Warneton Industrie, on the section of the Neuve-Église road cut by the N58.
At the initiative of Dominique Cooreman, a Belgian passionate about history and Maori culture, about forty members of his family honored his memory—90 years to the day after his death—with a thought for all Maoris who died in combat.
On Tuesday, in private, they performed Maori rites at the memorial. On Wednesday, they returned for an official ceremony in the presence of local authorities, the New Zealand ambassador, members of patriotic associations, and spectators—under a sun worthy of New Zealand.
Laying of wreaths, the Last Post, planting of the remembrance tree, and national anthems were the highlights of a tribute that lasted an hour and a half. It was punctuated by songs and dances drawn from Maori rites.
The Strength of Blood Ties
Dominique Cooreman, who is writing a book on the fate of Sergeant Sciascia, explained that “a united family came from the other side of the world to honor their great-uncle and their ancestors.”
The eldest of the group, Sonny Sciascia, spoke with great emotion. Deeply grateful for what the authorities and local associations do for the soldiers, he explained the importance that “Uncle Charly” holds in the family. Shortly after his death, the wife of his younger brother, Frank, had a son whom they named “Labasse,” in reference to the sector where Charles died. The name has been passed down from father to son—a lesson in history, but also in humanity.
—Original source :
Warneton: la leçon d’humanité des Maoris
Ils sont venus de l’autre côté du monde pour honorer l’un des leurs. Respectueusement, en communion avec l’âme de leurs ancêtres.
Marie-France Philippo – Publié le 06-08-2007 à 06h00
Qu ‘on aime ou qu’on n’aime pas les commémorations liées au premier conflit mondial, il faut bien reconnaître qu’elles apportent une ouverture sur le monde parfois très originale. Une touche d’exotisme.
Jusqu’à présent le mot “maori” fleurait bon les cours de géographie. Depuis qu’on a vu à l’oeuvre des membres de ces populations polynésiennes autochtones de Nouvelle-Zélande, on comprend mieux la portée des rites animistes. Et l’humanité, la communion avec la nature et l’expression des émotions essentielles qui s’en dégagent.
Veuillez fermer la vidéo flottante pour reprendre la lecture ici.
Mort à 25 ans, sans descendance
Leur présence à Warneton est liée à la mort d’un soldat. Le 20juin dernier, une stèle est inaugurée en l’honneur de Charles Rangiwawahia Sciascia, un Maori d’origine italienne venu de Nouvelle-Zélande mourir dans le secteur de la Basse-Ville (entre la voie ferrée et le Pont – Rouge), la nuit du 31juillet au 1eraoût 1917. Sa dépouille n’a jamais été retrouvée.
La stèle est posée non loin de la Chaussée de Lille, à hauteur de Warneton Industrie, dans le tronçon de la route de Neuve-Église coupé par la N58.
À l’initiative de Dominique Cooreman, une Belge passionnée par l’Histoire et la culture maorie, une quarantaine de membres de sa famille ont honoré sa mémoire, 90 ans jour pour jour après sa mort. Avec une pensée pour tous les Maoris morts au combat.
Mardi, en privé, ils ont effectué les rites maoris devant la stèle. Mercredi, ils sont revenus pour une cérémonie officielle, en présence des autorités locales, de l’ambassadeur de Nouvelle-Zélande, des membres des associations patriotiques et de spectateurs. Et sous un soleil digne de Nouvelle-Zélande.
Dépôt de gerbes, Last Post, plantation de l’arbre du souvenir et hymnes nationaux ont constitué les points forts d’un hommage qui a duré une heure et demie. Il a été ponctué par des chants et des danses issus des rites maoris.
La force des liens du sang
Dominique Cooreman, qui écrit un livre sur le destin du sergent Sciascia, a expliqué qu’une “famille unie est venue de l’autre bout du monde pour honorer son grand-oncle et ses ancêtres.”
L’aîné du groupe, Sonny Sciascia a pris la parole avec beaucoup d’émotion. Très reconnaissant de ce que les autorités et les associations locales font pour les soldats, il a expliqué l’importance qu’ “Uncle Charly” possède dans la famille. Peu après sa mort, la femme de son frère cadet, Frank, a eu un fils à qui il donna le prénom de “Labasse”, par analogie anglophone avec le secteur où est mort Charles. Le prénom se transmet de père en fils. Une leçon d’Histoire, mais aussi d’humanité.

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